Aminata Sow Fall romancière

Présentez-vous à notre lecteur ?

Je suis née à Saint-Louis du Sénégal en 1941. Professeur  de Lettres de formation, de 1979 à 1988, Directrice des Lettres et de la Propriété intellectuelle au ministère de la Culture et directrice du Centre d'Etudes et de Civilisations. J’ai quitté l'administration de mon propre gré en 1989.

Je suis la fondatrice de la maison d'édition dénommée Centre Africain d'Animation et d'Echanges Culturels (Caec), du Bureau Africain pour la Défense des Libertés de l'Ecrivain (BADLE) à Dakar, et du Centre International d'Etudes, de Recherches et de Réactivation sur la Littérature, les Arts et la Culture (CIRLAC) à Saint-Louis. J’anime souvent des conférences sur des questions littéraires, culturelles ou concernant la solidarité et la paix dans de nombreux pays.

Comment a été votre enfance ?

Je dirais presque paradisiaque car j’ai une enfance très heureuse. Je ne me suis jamais sentie opprimée contrairement à une maison où l’on tenait à la dignité et au respect.

Qu’est-ce qui vous a motivé à écrire ?

Moi-même je ne le sais pas, je m’étais destinée à autre chose. Je pensais que je ferais autre chose dans mes projections  de carrière que je voulais embrasser.

Je voulais être médecin, après j’ai changé pour devenir interprète internationale. Mais finalement j’ai opté pour les Lettres Modernes avant de passer au ministère de la Culture : pas au building mais à la direction des lettres pendant 2 ans et je me suis consacré à l’écriture.

Comment vivez-vous l’écriture ?

Le métier d’écriture est très difficile, c’est quelque chose que vous tirez de vos entrailles. C’est un travail angoissant.

Où trouvez-vous votre source d’inspiration ?

Je ne vais pas la chercher, elle vient toute  seule, rien n’est donnée.

Comment faites-vous pour écrire ?

J’ai besoin de calme, de condition d’environnement. Chez moi, je m’isole pour écrire.

Quels sentiments avez-vous quand vous voyez que les jeunes d’aujourd’hui ne lisent plus ?

Je ne suis pas découragée, l’envie de lire n’est pas innée. C’est une culture qui se fait. Dans les pays développés, ils font beaucoup de publicité pour inciter  les personnes à lire.

Quels conseils donnez-vous à la jeune génération d’écrivains ?

D’abord, la modestie. Ne jamais se prendre pour un Dieu. Pour moi, chaque texte est comme un commencement. Je suis angoissée, je suis consciente car ce sont des moments très difficiles car le lecteur est le roi.

Commentaires (1)

1. elphenor- jacques 06/09/2012

bonjour,
j'aimerais correspondre avec madame aminata sow fall:
(en plus j'aime trop ce qu'elle fait cette dame,)
je meurs d'envie faire sa connaissance?

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