Interview de Coumba Touré

Qui est Coumba Toure  ? 

Coumba Touré est un écrivain, engagée dans l’éducation et dans la justice sociale.Je gère la maison d’édition depuis le décès de Fatou Ndiaye Sow. Je travaille pour Ashoka pour laquelle je couvre le sahel. Je travaille avec d’autres organisations avec Yes, j’organise le programme de développement des jeunes de leadership.J’ai étudié au Sénégal jusqu’à l’université, j’ai fait un bac « c », mais j’ai décidé de m’orienter vers l’éducation. J’ai beaucoup plus appris en travaillant avec l’institut pour l’éducation populaire au Mali.


 Comment a été votre enfance ? 

 J’étais d’abord au Mali, je vivais à Ségou jusqu’à l’age d’aller à l’école. J’ai de très bons souvenirs avec ces petites villes et surtout quand on est élevé par nos grands parents on est un peu gâtés car ils sont plus souples. Après j’ai vécu à Dakar, c’était plus difficile par la transaction, les  parents ont peurs malgré tout cela   j’ai de bons souvenirs de mon enfance J’ai aussi été soutenu par mes parents qui on aménagé beaucoup de moyens. Je peux dire que nous avons beaucoup de chance.


Qu'est - ce qui vous a motivé à créer ce projet sur les géantes invisibles ?
 

Il y’a deux choses en 1995 je suis allée à Being sur la conférence des femmes , j’ai rencontré des femmes qui font des choses intéressantes et moi je voulais faire quelques choses pour ces femmes qui donnaient toujours et en retour elles n’avaient pas de reconnaissance. J’ai toujours voulu créer une chose pou les jeunes femmes puissent bénéficier des expériences des grandes femmes


 Pourquoi portez -vous votre choix sur les femmes ? 

J’étais à Being en tant que femme, j’avais vu qu’il y’a des choses faites par des femmes l’histoire des femmes est peu ignoré, j’ai aussi rencontré une femme aux Etats-Unis qui s’appelle Rose Sanders qui organisait chaque année une rencontre pour honorer des femmes de tous les jours mais historiquement il y’a aussi aux Etats-Unis il y’a une lutte dans les années de 1960 les femmes ont participé activement  à cette lutte c’est pourquoi rosa la surnommaient Géantes invisibles. Je pensais créer un lien entre les générations de femmes, le rêve réellement pour qu’il ait beaucoup de jeunes filles à travers l’Afrique qui vont faire de la recherche et écrire des articles pour des femmes comme ça elles  pourront être reconnues et les filles pourront tirer des expériences.


 QUELLES SONT LES DIFFUCULTES QUE VOUS AVEZ RENCONTRE PAR RAPPORT À CE PROJET ? 

C’est  pas toujours facile de commencer les choses cela a été beaucoup  plus lent mais après en je suis plus à l’aise car je rencontre des organisations qui s’intéressent. Je l’ai commencé sur fond propre une expérience individuelle. J’ai une aide avec Malika Sanders au début et à la fin comme c’est un projet informel ce n’est pas encore vulgarisé c’est pas aussi facile. On n’a pas toujours les moyens qu’on voudrait, si on avait les moyens on pouvait soutenir beaucoup de jeunes filles afin d’élargir le projet.

 

PARLEZ NOUS DE FALIA ?

Falia c’est une maison de production pour l’enfance la vision en ce moment, c’est de produire pour les enfants avec les enfants donc c’est une vision de produire un matériel adapté aux enfants Africaines de produire des livres des films des cd qui ont un contenu éducatif qui permet aux enfants de grandir avec le respect des autres et le respect des environnements tout cela en utilisant l’art comme le médium.

 

QU’EST-CE  QUI VOUS A LE PLUS MARQUEZ DANS VOTRE VIE ?

 

La chance que j’ai eu c’est de rencontrer très tôt des gens qui ont été des modèles pour moi cela a changé ma vie et m’a marqué ma vie. Il y’a des gens comme Aicha Iman du réseau des femmes que ce soit les femmes musulmanes, les journalistes, les gens comme Maria Diarra qui a crée l’institut éducation populaire , rose Sanders qui a crée le mouvement des leaders du 21 ème siècle. Ce qui m’a marqué dans ma vie ce sont les gens là qui m’ont aidé qui ont très tôt reconnue ce que je faisais.

 

QUELS SONT LES CONSEILS QUE VOUS DONNEZ AUX JEUNES FILLES ?

 

Je pense c’est important d’avoir un modèle de pouvoir s’inspirer d’eux de savoir que rien n’est fait dans la vie , il faut patienter et savoir tout ne marche pas d’un seul coût.

 

DERNIER MOT ?

 

J’espère qu’avec le projet des géantes invisibles on arrivera à soutenir plusieurs jeunes filles  plusieurs jeunes femmes à avoir plusieurs modèles qu’elles peuvent choisir à partir desquelles ce travail de recherches de géantes invisibles pourra les renforcer

Commentaires (1)

1. kiné camara 14/05/2007

Bravo pour cette belle initiative. je suis très fière de faire partie des géantes invisibles, mais comme je le dis dans mon interview nous le sommes toutes.
Depuis que j'ai lu ton livre "Les jumeaux de Dyakunda" tu fais partie de ma short list des grands auteurs de la littérature enfantine, la littérature la plus importante car elle contribue à former le coeur et l'esprit de la génération future.

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