Interview de Fatou Kiné Dieng

INTERVIEW DE KINE DIENG 

POUVEZ- VOUS  VOUS PRESENTEZ ?

Je m’appelle Fatou Dieng, je suis née en 1969 à Saint Louis, mais j’ai grandi à dakar. Je n’ai pas  pu aller à l’école,  peut être à cause de mon handicap. Mais j’ai fais l’école coranique.

COMMENT A ETE VOTRE ENFANCE?

Quand j’étais enfant, je ne sortais pas, j’ai passé une enfance très heureuse, je faisais les travaux  ménagers. Mais mes parents éprouvaient de la pitié.

QU’EST-CE QUI  VOUS A POUSSE A EXERCER CE METIER DE COIFFEUSE ?

Je fais partie de l’association nationale des handicapés moteurs. Je suis entrée dans cette association par le biais de ma cousine qui m’a parlé de  Mme dieye qui est la présidente. J’étais découragée  parce que je ne pensais pas que je serais sur fauteuil roulant. J’ai écrit à Mme diéye pour lui expliquer ma situation que je n’ai pas de chaussure orthopédique car mon père était retraité et je n’avais pas les moyens d’en acheter. Depuis lors je suis devenue membre de cette association. C’est par le biais d’un projet canadien qui m’a payé la formation à l’école internationale de coiffure. C ‘est ainsi que j’ai pris le goût à la coiffure. Aujourd’hui, j’exerce beaucoup d’activités.

COMMENT A ETE VOS DEBUTS ?

Mon début n’était pas difficile parce que j’aimais ce que je faisais.

QUE PENSES-TU DES GEANTES INVISIBLES ?

Je pense c’est une bonne initiative, car nous devons rendre ces dames visibles. Il y’a autant de femmes qui sont  souvent dans l’anonymat. Je prends un exemple sur nous les handicapées vous  voyez des femmes extraordinaires. Pour moi le fait d’être handicapée ne te donne pas le droit de rester sur la place sans rien faire.

QUELS SENTIMENTS AVEZ –VOUS  QUAND VOYEZ CES FEMMES HANDICAPES MENDIER ?

Quand je vois ces femmes j’ai mal dans mon fort intérieur, je me dis qu’elles peuvent avoir un autre métier que de mendier. Je pense que tout le monde a un handicap que ce soit visuel ou non visuel.

QUELS SONT VOS SOUHAITS ?

Je souhaite d’ouvrir une école et apprendre les handicapées comme moi car j’y crois en eux.

VOTRE MOT DE LA FIN ?

Je prie pour que le gouvernement nous aide à exploiter notre métier parce que parfois on veut faire une formation mais après on se retrouve sans travail. IL y’a aussi une sorte de discrimination, on ne nous accorde aucune importance. Je remercie de passage Mme Diéye sans elle je ne serais pas là aujourd’hui.

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