Interview de Rahmatou Seck Samb ecrivain

Auteur de "A l’ombre du Négus rouge"

 Edition  NEI - Nouvelles éditions Ivoiriennes
ISBN : 2-84487-214-X
http://www.africultures.com/index.asp?menu=affiche_livre&no=1207 

POUVEZ- VOUS NOUS PARLER UN PEU DE VOTRE CURSUS ?

Je suis née en avril 1953 à Rufisque originaire de Bargny. J’ai fais la première année au CE2 au CM2 au Bargny, ensuite notre Dame et puis Jeanne D’arc à l’époque c’était un internat. Après  l’obtention de mon baccalauréat, je me suis mariée à l’âge de dix neuf ans et je suis partie du Sénégal car mon mari était fonctionnaire des hauts commissaires des nations unies pour les réfugiés comme je l’ai suivi, je suis allée un peu partout tout en poursuivant mes études. C’est ainsi que, j ‘ai fais une maîtrise en droit public à l’université de Brazzaville et le diplôme d’études approfondies à l’université de Grenoble en France.

COMMENT A ETE VOTE ENFANCE ?

J’ai eu une enfance partagée entre la vie dans le village des pêcheurs et la vie dans un internat. J’ai vécu dans une très grande famille où mon père était généreux, il était député à la première assemblée nationale et même temps instituteur à William Ponty. Son credo était de faire une bonne formation et à l’éducation de ces filles. J’ai vécu dans une maison ouverte où à l’heure du repas, on sonnait une cloche pour appeler les gens. Mon père s ‘est battu pour que ces filles réussissent.

POURQUOI AVEZ VOUS CHOISI L’ECRITURE ?

Nous les épouses diplomates, nous pouvons créer une carrière parce que nous avons l’inspiration car nous avons beaucoup voyagé. C’est un cadeau que nous apportions après un long voyage avec nos maris. En plus j’ai visité beaucoup de pays africains c’est qui m’a poussé écrire.

EST –CE QUE LE METIER EST FACILE ?

Ce n'est pas facile surtout au Sénégal parce que vu que  l’écriture est un acte solitaire on est dans une société communautaire, où les gens voient mal qu’on veuille s’esseuler  pour écrire. J’ai beaucoup d’admiration pour les femmes.

A PART L’ECRITURE QUELLES ACTIVITES FAITES-VOUS ? 
De prime abord je suis mère de famille, je suis spécialiste en genre et développement en même temps, je suis consultante en genre dans les ONG et PNUD.Je m’occupe de ma maison, de mes enfants étant donné  que ces derniers sont jeunes. J’aime aussi la décoration.

Est-ce QUE VOUS RECEVEZ DE L’AIDE ?

Depuis que j’ai été interviewée dans un magazine «AMINA », je reçois des lettres un peu partout de l’Afrique ou des autres pays. J’ai essayé de faire ma propre promotion, j’ai envoyé mon livre au ministre dans l’espoir que mon livre dont la thématique porte sur la révolution éthiopienne soit lu par les élèves.

POURQUOI DANS VOTRE ROMAN VOUS AVEZ PARLE DE L’ETHIOPIE ?

J’ai écrit sur l’Éthiopie parce que je vivais le sentiment d’avoir vécu un moment crucial dans l’histoire africaine, une révolution peu connue par son intensité par les bouleversements profonds. Cette Révolution a marqué la fin d’une aristocratie trinitaire de 3000ans.J’ai tenté d’écrire cette révolution dans toute son horreur dans toute sa splendeur en y greffant une fiction  romanesque.

COMMENT APPREHENDEZ -VOUS LE CONCEPT DE GEANTES INVISIBLES ?

En ce qui me concerne je suis surprise qu’on me classe parmi les géantes invisibles parce que d’une part je viens de faire mes 1er pas dans la littérature. C’est l’un des rares domaines où quel que soit l’âge de votre première publication, on vous mettra dans la vague des jeunes écrivains contrairement à ce qu’on croit, je vis comme les autres, je n’ai pas de vie de solitaire ni de recrue, je pense que, je ne suis pas invisible parce que je fais du sport, je pars à Soumbédioune  acheter le poisson, je suis comme tout le monde.

QU’EST CE QUI PEUT AIDER LES JEUNES ?

Pour écrire il faut beaucoup lire c’est pourquoi on a beaucoup de respect pour ceux ou celles qui ont excellé dans l’écriture après nous avoir donné le goût de lire, l’envie d’écrire et leur constance.

Quand je pense à Aminata Sow Fall, sa constance dans sa production littéraire est un encouragement pour  nous et continuer à écrire dans un espace temporel. Je souhaite que la jeunesse soit meilleur soutien pour les écrivains et que le jour arrive que ces derniers achètent un livre comme une paire de Nike ou un CD.

Dans l’histoire de l’art se sont les acteurs culturels qui entendent s’approprier de la technique et de la technologie qui sont parfaitement conscients des contextes socio économiques politiques dans lesquels ils vivent.

LE DERNIER MOT ?

Je leur dis d’y  aller, ils restent beaucoup de choses à faire même si beaucoup de choses ont été faites. C’est le moment de s’imprégner pour aller de l’avant

Commentaires (1)

1. issa arame seck 22/06/2010

slt, vrément suis content que tu es écris une si belle roman. bon courage ciao!

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site