Interview de Sokhna Benga ecrivain

Juriste spécialisé en droit maritime, scénariste et  fille d’une illustre dramaturge sokhna Benga est née à Dakar en 1967.Elle a fait ses humanités  à l’île de Gorée et à  l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Grâce à son talent inné, sokhna  a obtenu plusieurs distinctions et prix littéraires, dont le « grand prix de la commune de Dakar » pour son premier roman le « Dar du Secret ». Sokhna Benga est confirmée comme l’une des promesses les plus sures de l’écriture romanesque africaine au Sénégal.

Racontez-nous votre enfance ?

Je suis issue d’une famille où mon père est musulman et ma mère catholique. J’ai eu à fréquenter de très bonnes écoles. Malgré le fait que nous étions très  gâtés, on attendait de nous l’excellence. Je peux dire que j’ai eu une enfance très heureuse.

D’où est venue cette passion pour l’écriture ?

L’écriture, je ne l’ai pas choisie. Elle est venue toute seule, j’ai senti une nécessité à écrire pour dénoncer l’inceste, la drogue, la violence. Quand j’étais jeune, j’habitais dans un quartier où on voyait du n’importe quoi. C’est pourquoi dans mon premier roman « Dar du Secret » j’ai dénoncé tous ces fléaux.

Racontez-nous vos débuts ?

J’ai été très jeune ce qui m’a sauvé c’est que j’ai présenté mon premier roman au concours littéraire. J’ai gagné ce concours qui m’a valu la chance d’être éditée par «  les éditions de khoudia » de Aminata Sow Fall. En somme, je peux dire que mon début n’a pas été difficile.

Comment vivez-vous votre célébrité ?

La célébrité c’est la rançon de la gloire. Au départ j’avais une vie particulièrement différente. Aujourd’hui, je me  retrouve propulsée devant la scène mais cela fait  quinze ans que j’écris. Je suis habituée maintenant. Pour écrire je dois m’isoler, faire des recherches et des enquêtes pendant 6 mois.

Quelle est votre source d’inspiration ?

Moi je n’écris pas pour plaire. Par exemple dans « Dar du Secret » j’ai eu à dénoncer la situation des enfants abandonnés. Dans «  la Ballade du Sabador  », j’ai parlé du comportement de l’homme dans  la société, la question de l’infidélité, bref les choses courantes de la vie.

Quelle conception avez-vous de la famille ?

Pour moi la famille c’est le ciment d’une nation, mais je dirais aussi que c’est la base. Aujourd’hui dans notre société, on a une famille désengagée par rapport à l’éducation.

En dehors de l’écriture quelles sont vos autres activités ?

Je m’efforce d’avoir une vie normale Ma vie privée je fais tout pour la préserver. J’adore voyager à l’intérieur du Sénégal, aller au cinéma, à la plage.

Qu ‘est ce qui vous a le plus marqué dans votre vie ?

Le décès de mon père, il était mon  ami et nous partagions tout. Si je prends le côté positif ; c’est quand j’ai eu mon diplôme de3 cycle en droit. C’est quelque chose de magnifique.

Que pensez-vous de l’habillement des filles ?

Ce qui est important, c’est ce qu’on à l’intérieur de soi.je pense que c’est une histoire de mode. Mais parfois on voit certaines s’habiller de manière très sexy, je pense que c’est la vague des adolescents, et je suis contre ses effets pervers.

Que pensez-vous de la politique ?

J’ai un point de vue sur la politique en tant que qu’écrivain. Je refuse de faire de la politique j’écris parce que j’ai des choses à dénoncer. Je prône la liberté d’expression et quand on ne l’a pas on est perdu.

Quel est votre souhait ?

Mon souhait, c’est ce que les âmes s’apaisent dans ce pays dans l’intérêt de tous. Rien ne peut se faire sans la paix et la concorde des cœurs

Votre mot de la fin ?

Je pense qu’il faut persévérer, ne peut pas se décourager. Je demande aux jeunes de se battre pour un Sénégal meilleur parce que l’espoir réside en eux. 

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